leclavieraplumes

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La page de Nétonon Noël Ndjékéry

 

"Chaque fois que je dois choisir les livres qui ont changé ma vie, c'est un véritable crève-coeur, car aucun des bouquins que j'ai lus ne m'a laissé indemne. Cela dit, voici quand même un quinté totalement subjectif constitué par des titres qui ont marqué mon enfance et influencé ma vocation littéraire."
Nétonon Noël Ndjékéry

 

AIMÉ CÉSAIRE - DISCOURS SUR LE COLONIALISME

 

Césaire - Discours sur le colonialisme - Éd

L'AUTEUR

Aimé Césaire, né le 26 juin 19131 à Basse-

Pointe (Martinique) et mort le 17 avril 

2008 à Fort-de-France (Martinique) 2, est un écrivain et homme politique martiniquais, à la fois poète, dramaturge, essayiste, et biographe. Fondateur et représentant majeur du mouvement littéraire de la négritude – avec Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas –, anticolonialiste résolu, il mène en parallèle une carrière politique en tant que député de la Martinique et maire de Fort-de-France durant cinquante-six années consécutives, de 1945 à 2001.

 

LE LIVRE

Rédigé en 1950, cet acte d’accusation contre la destruction, la brutalité, la violence inévitablement produites par toute forme de colonialisme, est l’un des textes les plus véhéments d’Aimé Césaire. Au

territoire européen de droits et de libertés, il oppose des territoires colonisés, soumis à l’oppression et à la haine, au racisme et au fascisme. Un livre majeur qui fut l’un des premiers à proclamer la valeur des cultures nègres.

 

LE DÉBUT

« Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.

Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte.

Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.

Le fait est que la civilisation dite « européennes la civilisation « occidentale », telle que l’ont façonnée deux siècles de régime bourgeois, est incapable de résoudre les deux problèmes majeurs auxquels son existence a donné naissance : le problème du prolétariat et le problème colonial ; que, déférée à la barre de la « raison » comme à la barre de la « conscience », cette Europe-là est impuissante à se justifier ; et que, de plus en plus, elle se réfugie dans une hypocrisie d’autant plus odieuse qu’elle a de moins en moins chance de tromper.

L’Europe est indéfendable. »

 

Le livre est au catalogue de la BSR : https://www.bsr-lausanne.ch/livre/13888

 

AHMADOU KOUROUMA - LES SOLEILS DES INDÉPENDANCES

 

 

Kourouma - Le soleil des indépendances - Points Seuil

L'AUTEUR

Ahmadou Kourouma est né en 1927 en Côte d’Ivoire et mort en 2003 à Lyon. Étudiant, ses activités politiques lui valent d’être enrôlé de force dans le corps expéditionnaire français en Indochine. Après les indépendances, son opposition au régime de parti unique de Houphouët Boigny l’éloigne à nouveau de son pays. Il est devenu l’un des écrivains les plus renommés du continent africain depuis Les Soleils des indépendances (1970), jusqu’à la consécration par le prix du Livre Inter en 1999 pour En attendant le vote des bêtes sauvages et le prix Renaudot 2000 pour Allah n’est pas obligé. Enfin, le Grand Prix Jean Giono, pour l’ensemble de son œuvre, lui a été décerné en 2000.

 

LE LIVRE

Les Soleils des indépendances, premier roman de l’Ivoirien Ahmadou Kourouma, est paru en 1968.

Véritable satire politique des nouvelles nations africaines, ce livre est devenu un classique de la littérature mondiale. À (re) lire sans modération.

Comme Le Monde s’effondre, ce beau roman du Nigérian Chinua Achebe, il met en scène un monde en décomposition n’offrant aucune issue à son antihéros :

Fama Doumbouya. Issu de la société aristocratique malinké, Fama Doumbouya est dépouillé de ses prérogatives par les autorités coloniales. Pour laver l’affront, il participe au mouvement de Libération nationale, en espérant sa réhabilitation, une fois les colons partis. L’indépendance acquise, Fama reçoit une carte du parti en guise de remerciements. Récit du désenchantement national. Récit de la déchéance d’un homme, ce roman est aussi celui du désenchantement national. Huit ans après la décolonisation, Ahmadou Kourouma lançait un brûlot en montrant que les indépendances avaient accouché d’une souris.

 

LE DÉBUT

« Il y avait une semaine qu’avait fini dans la capitale Koné Ibrahima, de race malinké, ou disons-le en malinké : il n’avait pas soutenu un petit rhume…

Comme tout Malinké, quand la vie s’échappa de ses restes, son ombre se releva, graillonna, s’habilla et partit par le long chemin pour le lointain pays malinké natal pour y faire éclater la funeste nouvelle des obsèques. Sur des pistes perdues au plein de la brousse inhabitée, deux colporteurs malinké ont rencontré l’ombre et l’ont reconnue. L’ombre marchait vite et n’a pas salué. Les colporteurs ne s’étaient pas mépris : « Ibrahima a fini », s’étaient-ils dit. Au village natal l’ombre a déplacé et arrangé ses biens. De derrière la case on a entendu les cantines du défunt claquer, ses calebasses se frotter ; même ses bêtes s’agitaient et bêlaient bizarrement. Personne ne s’était mépris. « Ibrahima Koné a fini, c’est son ombre », s’était-on dit. L’ombre était retournée dans la capitale près des restes pour suivre les obsèques : aller et retour, plus de deux mille kilomètres. Dans le temps de ciller l’œil ! »

 

Le livre enregistré à la BSR se trouve sur ce lien : https://www.bsr-lausanne.ch/livre/12009

 

CHINUA ACHEBE - TOUT S'EFFONDRE

 

Achebe - Tout s\\\'effondre - Babel poche

L'AUTEUR

Né le 16 novembre 1930 à Ogidi, dans l’Est du Nigeria, et décédé le 21 mars 2013 à Boston, Chinua Achebe est l’écrivain de l’Afrique subsaharienne le plus célèbre dans le monde anglo-saxon, étudié dans toutes les universités.

Auteur d’une œuvre immense, qui se déploie du roman à l’essai, des nouvelles à la poésie, il a reçu le Man Booker International Prize en 2007. Son premier roman, Things Fall Apart (1958), a été traduit en une cinquantaine de langues, vendu à plus de dix millions d’exemplaires rien que pour la langue anglaise, et le cinquantenaire de sa parution a donné lieu à d’importantes commémorations.

Bien que son décès ait suscité de nombreux hommages, Chinua Achebe reste injustement méconnu en France. C’est la raison pour laquelle Actes Sud préparait déjà, deux ans avant sa disparition, la publication conjointe du recueil d’essais Éducation d’un enfant protégé par la Couronne (2013) et d’une nouvelle traduction de son chef-d’œuvre Tout s’effondre (2013, initialement paru chez Présence africaine en 1966 sous le titre Le monde s’effondre).

 

LE LIVRE

Dans le village ibo d’Umuofia, Okonkwo est un homme écouté dont la puissance et le courage sont vantés par tous, un fermier prospère qui veille sur ses trois épouses et sur ses huit enfants, un sage guerrier jouissant de la confiance des anciens. Son monde repose sur un équilibre cohérent de règles et de traditions, mais l’extérieur s’apprête à violer cette réalité qui semblait immuable : les missionnaires d’abord, les colons britanniques ensuite vont bouleverser irrémédiablement l’existence de tout un peuple. Tragique roman à la langue limpide, Tout s’effondre rend hommage à l’Afrique précoloniale à l’aube de sa décomposition. “Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, l’histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur”, dit un proverbe africain. Avec cette fable cruelle, Chinua Achebe devenait l’un des premiers lions du continent à prendre la plume.

 

LE DÉBUT

« Okonkwo était connu dans les neuf villages et même au-delà. Il le devait à de beaux succès personnels. Jeune homme, il avait fait à dix-huit ans l’honneur de son village en battant Amalinze le Chat. Amalinze était un grand lutteur, célèbre d’Umuofia à Mbaino, et invaincu depuis sept ans. On l’appelait le Chat parce que son dos ne touchait jamais terre. C’était cet homme qu’Okonkwo avait fait plier au terme d’un combat dont les anciens disaient que c’était le plus acharné depuis que le fondateur de leur village avait affronté un esprit de la forêt pendant sept jours et sept nuits.

Les tambours battaient, les flûtes jouaient et les spectateurs retenaient leur respiration. Amalinze était un lutteur habile et plein de ruse, mais Okonkwo était glissant comme un poisson dans l’eau. Tous les nerfs et tous les muscles saillaient sur leurs bras, leur dos et leurs cuisses, et on les entendait presque se tendre à se rompre. Et à la fin, Okonkwo avait terrassé le Chat. »

 

Le livre est disponible en voix de synthèse à la BNFA : http://www.bnfa.ch/livre?biblionumber=23372

 

 

AMOS TUTUOLA - L'IVROGNE DANS LA BROUSSE

 

Tutuola - L\\\'ivrogne dans la brousse - Imaginaire-Gallimard

L'AUTEUR

Né à Abeokuta en 1920 et mort en 1997, Amos Tutuola était un écrivain nigérian d’expression anglaise. Après l’école primaire de l’Armée du Salut où l’envoya un parent dont il avait été le “boy”, il rejoignit le lycée à Lagos, mais dut vite mettre un terme à ses études en 1939 à la mort de son père. Il tâta de plusieurs métiers (forgeron, planton de ministère…), et survécut à ces petits boulots en notant sur des cahiers d’écolier les contes de son enfance. Il acheva d’écrire « L’ivrogne dans la brousse » en 1946 et il se maria l’année suivante. Tutuola a été un des premiers auteurs africains à ne pas écrire selon le modèle littéraire européen.

Ses romans s’inspirent des contes traditionnels yoruba. Ils sont écrits dans un anglais imparfait, très proche de l’oral. Cela a d’abord valu à Tutuola une critique sévère de certains de ses compatriotes qui pensaient que cela jetait un discrédit sur le Nigeria. Son succès l’a conduit par la suite à traduire ses ouvrages en yoruba.

 

LE LIVRE

Je me soûlais au vin de palme depuis l’âge de dix ans. Je n’avais rien eu d’autre à faire dans la vie que de boire du vin de palme.” C’est ainsi que le narrateur, qui se nomme lui-même” Père-Des-Dieux-Qui-Peut-Tout-Faire-En-Ce-Monde”, se présente. Les 560 000 palmiers de sa plantation lui fournissaient suffisamment de vin de palme pour en boire quotidiennement plus de deux cents calebasses. Mais un jour son  malafoutier”, l’homme qui lui préparait son vin de palme, tombe du haut d’un arbre et se tue. Voilà un bien grand malheur ; impossible de trouver un malafoutier” aussi expert que le défunt, la soif se fait sentir, et il n’a plus d’autre choix que celui de se lancer à sa recherche, jusque dans la Ville-des-Morts. Cette quête fascinante l’entraîne de la Brousse au Monde des êtres étrangers et terribles, sur le chemin des mythes et légendes yorubas. Portée par la tradition orale des griots, la langue sert l’imaginaire débridé d’un conte tendre et cocasse, dont Raymond Queneau rend ici le caractère d’ art brut”.

 

LE DÉBUT

« Je me soûlais au vin de palme depuis l’âge de dix ans. Je n’avais rien eu d’autre à faire dans la vie que de boire du vin de palme. Dans ce temps-là, il n’y avait pas d’argent, on ne connaissait que les cauris aussi la vie était bon marché et mon père était l’homme le plus riche de la ville.
Mon père avait huit enfants et j’étais leur aîné, les autres travaillaient dur, moi j’étais un recordman du vin de palme. Je buvais du vin de palme du matin jusqu’au soir et du soir jusqu’au matin. À cette époque-là, j’en étais venu à ne plus boire une seule goutte d’eau ordinaire, seulement du vin de palme.
Quand mon père s’est aperçu que je ne pouvais rien faire d’autre que de boire, il a engagé pour moi un excellent malafoutier qui n’avait rien d’autre à faire qu’à me préparer mon vin de palme pour la journée.
 »

 

Le livre est disponible en voix de synthèse sur le site de la BNFA : http://www.bnfa.ch/livre?biblionumber=17782

 

LOUIS-FERDINAND CÉLINE - VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT

 

Céline - Le voyage au bout de la buit

L’AUTEUR

Né à Courbevoie, le 27 mai 1894, Louis Ferdinand Céline suit des études en médecine avant de se lancer dans une carrière littéraire. Auteur controversé à cause d’un antisémitisme affiché et d’un engagement collaborationniste, il demeure un des écrivains français les plus traduits et les plus diffusés dans le monde. Il décède d’une rupture d’anévrisme en 1961.

 

LE LIVRE

Roman picaresque, roman d’initiation, Voyage au bout de la nuit, signé Louis-Ferdinand Céline, Louis Destouches de son vrai nom, a été récompensé par le prix Renaudot en 1932. À la suite d’un défilé militaire, Ferdinand Bardamu s’engage dans un régiment. Plongé dans la Grande Guerre, il fait l’expérience de l’horreur et rencontre Robinson, qu’il retrouvera tout au long de ses aventures. Blessé, rapatrié, il vit le conflit depuis l’arrière, partagé entre les conquêtes féminines et les crises de folie. Réformé, il s’embarque pour l’Afrique, travaille dans une compagnie coloniale. Malade, il gagne les États-Unis, rencontre Molly, prostituée au grand cœur à Detroit tandis qu’il est ouvrier à la chaîne. De retour en France, médecin, installé dans un dispensaire de banlieue, il est confronté au tout-venant sordide de la misère, en même temps qu’il rencontre ici et là des êtres sublimes de générosité, de délicatesse infinie, “une gaieté pour l’univers”… Épopée antimilitariste, anticolonialiste et anticapitaliste, somme de toutes les expériences de l’auteur, Voyage au bout de la nuit est peuplé de pauvres hères brinquebalés dans un monde où l’horreur le dispute à l’absurde. Mais au bout de cette nuit, le voyage ne manque ni de drôlerie, ni de personnages fringants, de beautés féminines “en route pour l’infini”. Texte essentiel de la littérature du XXe siècle, il est émaillé d’aphorismes cinglants, dynamité par des expressions familières, argotiques, et un éclatement de la syntaxe qui a fait la réputation de Céline.

 

LE DÉBUT

« Ça a débuté comme ça. Moi, j’avais jamais rien dit. Rien. C’est Arthur Ganate qui m’a fait parler. Arthur, un étudiant, un carabin lui aussi, un camarade. On se rencontre donc place Clichy. C’était après le déjeuner. Il veut me parler. Je l’écoute. « Restons pas dehors ! qu’il me dit. Rentrons ! » Je rentre avec lui. Voilà. « Cette terrasse, qu’il commence, c’est pour les œufs à la coque ! Viens par ici ! » Alors, on remarque encore qu’il n’y avait personne dans les rues, à cause de la chaleur ; pas de voitures, rien. Quand il fait très froid, non plus, il n’y a personne dans les rues ; c’est lui, même que je m’en souviens, qui m’avait dit à ce propos : « Les gens de Paris ont l’air toujours d’être occupés, mais en fait, ils se promènent du matin au soir ; la preuve, c’est que lorsqu’il ne fait pas bon à se promener, trop froid ou trop chaud, on ne les voit plus ; ils sont tous dedans à prendre des cafés crème et des bocks. C’est ainsi ! Siècle de vitesse ! qu’ils disent. Où ça ? Grands changements ! qu’ils racontent. Comment ça ? Rien n’est changé en vérité. Ils continuent à s’admirer et c’est tout. Et ça n’est pas nouveau non plus. Des mots, et encore pas beaucoup, même parmi les mots, qui sont changés ! Deux ou trois par-ci, par-là, des petits… » Bien fiers alors d’avoir fait sonner ces vérités utiles, on est demeurés là assis, ravis, à regarder les dames du café. »

 

Le livre est disponible à la BSR : https://www.bsr-lausanne.ch/livre/12303

 

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04/02/2020
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LE CLAVIER Á PLUMES DE NÉTONON NOËL NDJÉKÉRY

L'auteur

 

Netonon-Noël-NDjékéry-©-Inès-Gaulis-800x917

Né au Tchad, Nétonon Noël Ndjékéry a fait des études supérieures de mathématiques. Il vit et travaille près de Lausanne comme informaticien. Son père étant soldat de carrière, il grandit dans un camp militaire et très vite il est au contact de la langue française. Cependant, ses racines sont d’abord nourries par la noria des contes de griots, fondements de la culture orale subsaharienne. Sa mère a juste le temps de lui insuffler le goût de conter avant que le divorce de ses parents ne le sèvre à jamais des berceuses. Mais il a déjà contracté le virus de la parole partagée et en devient une des plus fidèles victimes consentantes. Dès lors, il ne cessera plus de prêter l’oreille à tout griot de passage. L’école lui ouvre ensuite l’univers fabuleux des livres. Il s’y enfonce, papillonne, butine au gré des bibliothèques et découvre fasciné que la parole volante et la parole écrite sont les deux rouages d’une seule et même machine à revisiter rêves et réalités. Il a publié Sang de Kola, L’Harmattan, 1999 ; Chroniques tchadiennes, Infolio, 2008 ; Mosso, Infolio, 2011 ; La minute mongole, La Cheminante, 2014, Au petit bonheur la brousse, Hélice Hélas, 2019.

 

Le livre

 

couverture de Au petit bonheur la brousse

Bendiman Solal est né à Genève, où son père est comptable à l’ambassade du Tchad. Ben grandit entre ses copains d’école, sa marraine Gigi et ses parents. Ses héros sont Guillaume Tell, la mère Royaume et l’Esprit de Genève.

Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes possible si, à peine rappelés au pays, ses parents n’étaient pas aussitôt embastillés par le dictateur Didi Salman Dada, « alias l’Autre-là », sous le sceau du secret d’État.

Ben surnommé Mini Tell par ses nouveaux camarades de classe, rapport à sa petite taille et à son héros tutélaire, vit alors chez son oncle Prosper. Tout au long de ce roman voltairien et coloré, il n’aura de cesse de faire libérer ses parents. Il se verra confronté à l’injustice, la prévarication, aux arrestations arbitraires et à la corruption. Ce qui, vous en conviendrez, est fâcheux lorsque l’on a l’Esprit de Genève chevillé à l’âme et au cœur !

Nétonon Noël Ndjékéry dresse un constat sans appel sur l’état des maux endémiques dans les pays subsahariens. Le tout empreint d’humour, d’ironie et d’une profonde humanité. Au petit bonheur la brousse est un livre jouissif, drôle, tendre, cruel et nécessaire comme l’on en publie peu sous nos latitudes.

Au petit bonheur la brousse, Éditions Hélice Hélas, Vevey 2019.

 

La rencontre

Affiche clavier é plume avec Nétonon Noël Ndjékéry

Pour cette première au cœur de l’hiver, nous partons pour le Tchad avec Nétonon Noël Ndjékéry, auteur helvéto-tchadien avec un roman formidable : Au petit bonheur la brousse, paru en mars 2019 aux éditions Hélice Hélas.

Ce Clavier à plumes  inaugural s'est tenu lieu mardi 28 janvier aux Recyclables, 53 rue de Carouge. L’entrée est libre.

POUR EN SAVOIR PLUS

Le site des éditions Hélice Hélas : https://www.helicehelas.org/

La page consacrée à N. N. Ndjékéry : elle est par là.

Le site des Éditions In Folio autre éditeur de N. N. : cliquer ici

Le livre enregistré à la B.S.R. est ici : https://www.bibliothequesonore.ch/livre/65614

La page dédiée à N. N. Ndjékéry à la B.S.R. : c'est par ici.

 

 


06/01/2020
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L'Encre bleue du 20 janvier 2020

encre bleue tdg 20

Merci Julie!

L'Encre bleue TdG du 20 janvier 2020

 


20/01/2020
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